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21/03/2007
"Hellphone" ou l'enfer du teen movie à la française
Tu es un djeuns superficiel et con, alors bienvenue dans l'univers de "Hellphone", un film -euuh- de djeuns, superficiel et...con.
Prenez des ados stylés, des portables derniers cris, un quartier branché, et un bahut friqué, mettez le tout sur pellicule et vous obtiendrez "Hellphone", un film imbuvable, énervant qui vous fait grincer des dents tant on a l'impression d'assister à une caricature grotesque de la jeunesse, dépeinte ici comme des têtes à claques écervelées sans intérêts aucun dans la vie.
L'histoire c'est celle de Sid interprété par Jean-Baptiste Maunier- skater looser, fan d'ACDC- qui rêve de flamber avec un nouveau protable devant l'élue de son coeur la pépée Angie. Malheureusement le portable qu'il dégotte dans un bazar chinois, s'avérera maudit et possédé, et tous ceux qui se mettront au travers de son chemin mourront.
Après le tocard surfeur niçois Brice, James Huth s'attaque aux tocards parisiens nouvelle génération, en caricaturant au possible les lycéens d'Henri IV. Dans les rôles de poufs en shorty à paillettes, de bogoss prépubères à la coupe de cheveux qui ferait presque rougir les Naast, et de skaters puceaux, on retrouve une bande de jeunes non-talents menée par Jean-Baptiste Maunier -qui a troqué son short mi-cuisse des "Choristes" pour une paire de Converse et un skate- Jennifer Decker -vue dans les téléfilms "Les Amants du Flore" et "Jeanne Poisson, marquise de Pompadour"- et Vladimir Consigny -encore un fils de, en l'occurrence du réalisateur Benoît Jacquot.
On a droit à toute une vitrine de personnages et de scènes d'un ridicule poussé à ses limites : Le chinois balafré pas gentil qui vend le portable à Sid, Jean Dujardin qui fait une courte apparition en Brice de Nice -cette fois-ci- en brun, l'une des petites frappes du lycée -la clope au bec- qui se fait écraser sur l'autoroute par un camion dont on peut lire à l'arrière "interdit de fumer", et sans oublier le gros plan sur un tag "baise ta mère", qui prête à penser que Sarcelles à côté du 5e, c'est un centre aéré... Seule et unique scène jouissive : le final, lorsque toute cette petite bande s'en met plein la tronche et s'entretue. Enfin, on respire.
Le spectateur passe donc 1h35 à mater des ados débiles qui s'insultent, passent leur temps accroché au portable, pensent qu'au sexe, roulent à 18 ans en mini cooper, rient comme des ânes, et parlent d'une voix suraigües à vous en crever les tympans. Bref, on s'ennuie, on s'agite sur son siège en regardant sa montre et on se demande qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger après la projection en rentrant chez soi...
"Hellphone", vous l'aurez compris, est un navet pour ados -et encore, pour ceux qui ont réellement aimer "Brice de Nice"-, qui déballe sa ribambelle de bouffons surexcités dans un pseudo film d'horreur-thriller-teen-movie fort chiant, et qui, par conséquent, donne envie - en sortant de la salle- de claquer le premier jeune à la mèche rebelle qu'on croise dans la rue.
"Hellphone" Réalisé par James Huth Avec Jean-Baptiste maunier, Jennifer Decker, Benjamin Jungers, Vladimir Consigny,... Sortie le 28 mars 2007 |
07/03/2007
Voyage onirique avec "Dark Horse"
Dagur Kari, réalisateur, scénariste et musicien au sein de SlowBlow, est un artiste complet aux débuts prometteurs. Son premier film, "Noi Albinoi", l'histoire d'un ado albinos hors du commun vivant au fin fond d'un fjord paumé, a raflé pas moins de 18 récompenses lors de sa sortie. Son second film "Dark Horse" semble connaître la même destinée : il a déjà gagné 5 prix dont deux fois celui de meilleur film au Festival de Festroia 2006 au Portugal et au Festival International du Film de Bruxelles 2005.
"Dark Horse", c'est l'histoire de Daniel -interprété par Jakob Cedergren-, un jeune homme comme il en existe tant, en marge de la société, coupé du monde, et reclus dans ses rêves et sa bulle. Daniel ne travaille pas, il est graffiste : il habille les murs de Copenhague des déclarations d'amour que lui demande les amoureux éternels ou éconduits. C'est un marginal rejeté par ses parents, expulsé de son bungalow, qui traverse la vie, ses écouteurs sur les oreilles au volant de la seule chose qui lui reste, sa petite Fiat 500.
Sauf qu'un jour il rencontre Francesca - interprétée par Tilly Scott Pedersen- son homologue au féminin. Une jeune fille paumée sous acide, étouffée par sa mère nymphomane allergique à la vieillesse, et qui ne trouve pas ses marques dans cette société. Et puis il y a aussi "Papy" -Nicolas Bro-, le seul et meilleur ami de Daniel, qui lui, est figé dans les principes et les règles, et qui en est la goulue victime. Gros et coincé, bouffé par la morale, « Papy » occupe un emploi mortellement ennuyeux : il est assistant dans un laboratoire pharmaceutique qui étudie les troubles du sommeil. Ses journées se résument à préparer et placer les électrodes sur les patients, "cobayes" de l'insomnie. Tous ses personnages, aussi réalistes que loufoques, aussi attachants qu'émouvants, se faufilent dans cette comédie douce-amère, parfois grinçante mais tellement fraîche et innovante.
Le film, tourné en noir et blanc, est une invitation à la balade au travers du rêve et de l'illusion, qui s'immisce entre la réalité et le mirage. C'est comme un joli poème susurré, une photo agréable qu'on ne se las pas de regarder. Un film profondément artistique, dont l'esthétique même réside dans les choses simples. Une mélodie enfantine douce qui file tout le long du film, des éléphants qui passent dans la rue, et le visage de Francesca qui s'illumine et qui apparaît enfin en couleurs pour mieux symboliser la transition de Daniel, du passage de l'âge terrible à celui d'adulte.
"Dark Horse", loin d'être moralisateur, renvoie à assumer ses responsabilités, au lieu de choisir la facilité et de fuir ce monde d'adultes pour se réfugier dans celui de l'insouciance. Un hymne au bonheur, simple et touchant, sans fioritures aucunes.
"Dark Horse" Réalisé par Dagur Kari Avec Jakob Cedergren, Tilly Scott Pedersen et Nicolas Bro Sortie le 14 mars 2007 |
07/03/2007
Chacun cherche sa "Place au soleil"
Eric de Montalier s'offre des têtes d'affiche prestigieuses pour son premier film, une comédie romantique bobo sur les amis, les amours, les emmerdes.
Son nom ne dit peut-être pas grand-chose à bon nombre d'entre vous, pourtant sa gueule cassée de prolo a déjà tourné dans quelques films qui valent le détour : "Grégoire Moulin contre l'Humanité" d'Artus de Penguern, "Vertige" de Jérôme L'Hotsky, et plus récemment "Narco" de Tristan Aurouet et Gilles Lellouche. Eric de Montalier fait parti de cette génération d'acteurs qui ne se voyant pas attribuer les rôles tant convoités, s'attaque à l'écriture d'un scénario pour s'octroyer une place au devant de la scène. Et c'est le cas avec ce film, "Ma place au soleil" au titre quelque peu prémonitoire.
Jouant de ses contacts et du porte-à-porte, Eric de Montalier a réussi à réunir les acteurs et actrices les plus en vue du moment, toute génération confondue : les incontournables Jacques Dutronc, Nicole Garcia, André Dussolier, les charismatiques François Cluzet, Valeria Golino, Hippolyte Girardot, et les nouveaux chouchous Elodie Bouchez, Mélanie Doutey et Gilles Lellouche. Une belle pléthore de comédiens comme on les aime, réunie dans un film choral dont le film rouge n'est autre que l'amour, les sentiments et la trahison.
Cependant, ces prestigieux noms qui s'agglutinent en haut de l'affiche, quoiqu'alléchants, permettent de sauver un film qui reste en tout et pour tout très banal et sans réel saveur. Les rôles sont trop convenus : François Cluzet en écrivain raté adultère, Valeria Golino en femme artiste bafouée, Jacques Dutronc muet et solitaire, Nicole Garcia chiante et austère, et André Dussolier jovial et entraînant. Trop de monde se dispatche dans ce film kaléidoscopique, et les personnages sont trop rapidement expédiés. Seuls Gilles Lellouche en prof frustré qui se masturbe au-dessus des copies de ses élèves et Mélanie Doutey en working girl arriviste, sortent du lot et nous livrent des personnages truculents. On déplorera également que Sacha Bourdo vu dans "Western" au côté de Sergio Lopez, mélange de Patrick Dawaere et Luis Rego, ne tienne ici qu'un microscopique rôle insignifiant.
"Ma place au soleil" est une énième comédie sur l'amour et ces tracas, une palette colorée, dessinant d'un côté le portrait de couples à la dérive qui ne se parlent plus et ne s'aiment plus, de l'autre, des célibataires loosers fuyant à tout pris une solitude trop pesante. Ce film s'inscrit dans la lignée directe des films parigo-bobo-mégalo-romantiques qui pullulent au cinéma en ce moment, et qui ma foi déploient un certains charme, mais semblent manquer crûment d'originalité. "Ma place au soleil", ravira tous ceux qui ont aimé "Le héros de la famille" avec la bande à Lanvin, et ceux qui se sont rués voir "Je crois que je l'aime" avec Vincent Lindon et Sandrine Bonnaire.
Eric de Montalier signe un premier film qui n'est ni bon ni mauvais, tout juste banal, comme toutes les autres comédies romantiques nombrilistes parisiennes qui sortent tous les mois sur nos écrans.
"Ma place au soleil" Réalisé par Eric de Montalier Avec Mélanie Doutey, Jacques Dutronc, Hippolyte Girardot, Elodie Bouchez... Sortie le 14 mars 2007 |
20/02/2007
"Au nom de la liberté", poignant témoignage sur l'Apartheid
L'histoire d'un homme qui à cause de l'escale de la violence dans son pays, décide de se battre pour défendre l'honneur des siens. L'un des plus beaux films jamais réalisé sur le thème de la ségrégation en Afrique du Sud durant les années les plus sombres de son histoire. Bouleversant.
Afrique du Sud début des années 80 : Patrick Chamusso, homme noir lambda, essaye de mener une vie sans histoire à l'ombre de l'Apartheid, entre ses deux filles et sa femme Precious, son boulot de contremaître à la raffinerie de son village Secunda, et son poste d'entraîneur de foot des gamins de son quartier. Tout bascule pourtant le jour où les services anti-terroristes menés par le colonel Nic Vos, le suspectent d'être l'auteur principal du sabotage de la raffinerie. Commencent alors les interrogatoires musclés, l'humiliation, et l'isolement. Face au mutisme de Patrick, Vos s'en prend alors à sa femme, Precious, qui connaîtra elle aussi la torture et l'emprisonnement. Tous deux seront relâchés, manque de preuves, mais cette expérience douloureuse, réveillera en Patrick une rage et une envie amère de vengeance qui le poussera à quitter ceux qu'il aime pour mieux les protéger et à s'engager auprès de l'A.N.C (African National Congress), une organisation qui se bat contre le monopole des Afrikaners sur les terres africaines. S'ensuit alors un chassé-croisé entre Patrick et Vos, sur fond de fresque historique.
Philip Noyce, réalisateur du très réussi "Le chemin de la Liberté" et des blockbusters américains "Jeux de guerre" ou encore "Bone Collector", nous livre avec "Au nom de la Liberté" un témoignage déchirant sur la condition de vie des Noirs durant les années de ségrégation dans un pays tiraillé entre différentes cultures : celle d'un côté des Africains descendants des tribus natives qui n'ont qu'un droit celui de se soumettre, et de l'autre, celle des Afrikaners, descendants des colons hollandais d'origine (les Boers) qui font régner la terreur. Basé sur des faits réels et sur la vie de Patrick Chamusso, qui dans les années 80, a organisé des sabotages au nom de l'A.N.C, et qui a passé 10 ans de son existence enfermé à Robben Island, le film s'entrecroise en un biopic teinté d'une touche de thriller, qui puise sa force dans des décors réels loin des studios carton-pâte d'Hollywood, dans une musique qui tire ses racines du reggae et de chants folkloriques africains ainsi que dans des images rappelant le documentaire. Des détails qui en font un film totalement maîtrisé du début jusqu'à la fin et qui donne une véracité au récit, le plaçant en tête des films historiques réussis.
Une authenticité d'ailleurs servie par un casting non-bankable, puisqu'outre le grand Tim Robbins, Nic Vos dans le film, les acteurs principaux ne sont peu -voire pas du tout - connus du grand public. Pour incarner Patrick Chamusso, le choix s'est porté sur le brillant Derek Luke, formidable dans ce film et dans son précédent, "Antwone Fisher" réalisé par Denzel Washington, et dans la peau de l'épouse Precious Chamusso, le réalisateur a fait appel à une jeune comédienne Sud-Africaine issue du petit écran, la sublime Bonnie Henna. Tous deux sont formidables dans la peau du couple Chamusso, si touchants de sincérité. Ils portent le film jusqu'à la dernière seconde, et nous mènent dans le chemin sinueux des émotions, entre rage, peine, haine, compréhension et apaisement.
« Au nom de la Liberté » est un film fort, l'un des rares d'ailleurs avec « In my Country » de John Boorman avec Juliette Binoche et Samuel L. Jackson ou encore « Waati » de Souleymane Cissé , a revenir sur le drame qu'ont vécu des millions de Noirs pendant des années, victimes de racisme, d'injustice, d'exécutions sommaires et de condamnations infondées. Ce film engagé, nous met face à nos propres convictions et croyances -peut-on combattre la violence par la violence ?- peut-on vivre en paix et cohabiter après tant d'années de haine?- tant de questions qui ressurgissent encore aujourd'hui, tels de vieux démons. Et s'est pourtant en plein pessimisme ambiant que le témoignage du vrai Patrick Chamusso qui vit toujours en Afrique du Sud, et qui s'est consacré aux plus démunis en fondant un orphelinat apparaît telle une lueur d'espoir et de pardon à la fin du film. Tout simplement humain.
"Au nom de la liberté" Réalisé par Philip Noyce Avec Tim Robbins, Derek Luke et Bonnie Henna Sortie le 28 février 2007 |
20/02/2007
Cache-cache amoureux « Entre adultes »
Six femmes, six hommes, liés par un fil invisible, s'aiment et se déchirent, dans une ronde du désir. Un film sur l'amour. Sur la vie.
Alors qu'il était sur le point de tourner « Je ne suis pas là pour être aimé », Stéphane Brizé est contacté pour mettre en boîte un long-métrage avec des comédiens professionnels du théâtre, pour le compte de la région Centre Val de Loire. Douze comédiens inconnus jusqu'ici, qui vont devoir se partager le champ de Brizé durant 4 jours. Durant ce court laps de temps, ils seront amenés à côtoyer la caméra, loin des planches de théâtre habituelles. Devant la restriction matérielle -deux caméras vidéos, un micro- et temporelle -10 jours pour écrire le scénario, 4 pour le tourner-, le réalisateur se met à imaginer une histoire simple, et dont le film rouge s'entremêlera en plusieurs noeuds d'histoires d'amour parallèles, qui relira chaque personnage, de façon directe ou indirecte.
Douze personnages, douze histoire d'amour, de trahison, de mensonge, d'adultère, de séparation, douze portraits de la vie quotidienne de couples passionnés ou désillusionnés. La caméra pose notre regard sur ses couples d'une forte crédibilité, reflets identiques d'une époque où les gens ne savent plus où trouver leur bonheur et leur désir. Tout devient liquide, y compris l'amour, tel que l'évoquait Zygmunt Bauman dans son livre « L'amour liquide ». « L'être se délie pour affirmer sa liberté et réaliser ses désirs », remarque le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Chacun se jette dans les bras de l'autre pour fuir un quotidien ennuyeux, mais personne n'est véritablement prêt à quitter son foyer douillé et le cocon d'un couple rassurant.
« Entre adultes » s'est inspiré de la pièce d'Arthur Schnitzler « La ronde », et en adopte la structure circulaire, enchaînant les saynètes de couples, avec la présence d'un même personnage à chaque séquence qui glisse d'une histoire à une autre. Ce mécanisme, simple et pourtant tellement efficace, lui confère une dimension authentique et forte, brute et réelle, tel un documentaire réussi sur les trentenaires et leur rapport au couple et à l'amour. Aucun artifice ne vient bafouer le récit, les décors sont sobres, les comédiens d'un physique banal, et les dialogues d'un réalisme hallucinant. A tel point, que la comparaison et l'identification sont inévitables.
Stéphane Brizé signe avec « Entre adultes » un film -qui au départ n'était pas prédestiné au cinéma-, d'une sobriété et simplicité séduisantes. Claude Lelouche, producteur ici, en dira même que c'est « un très grand film. Et surtout un grand film populaire ». Restons tout de même humble, et reconnaissons quelques défauts à ce film, notamment le mécanisme des scènes entrecoupées qui ne permet pas réellement au spectateur de s'attacher aux personnages. Toutefois « Entre adultes » reste un bon moment cinématographique servi par des acteurs frais et prometteurs.
"Entre adultes" Réalisé par Stéphane Brizé Avec Edith Mèriau, Cyril Couton, Charlotte Smither, Véronique Dossetto Sortie le 28 février 2007 |
18/02/2007
La 57e Berlinale en pleine année du cochon de feu
La Berlinale 2007 présidée par le réalisateur américain Paul Schrader a affiché hier soir les couleurs de son palmarès.
Exit les réalisateurs confirmés, bienvenue aux novices du cinéma d'auteur. Le festival du film de Berlin, s'est donc refermé pour certains, sur une note amère. Tandis que les réalisateurs Jiri Menzel en compétition avec son film "J'ai servi le roi d'Angleterre", André Téchiné et ses "Témoins", Bille August et son "Good bye Bafana", Robert De Niro et son "Good Sheperd" ainsi que Steven Soderbergh et son "The good German", semblaient être les favoris de la critique et en première ligne pour rafler l'Ours d'or du meilleur long-métrage, c'est finalement le chinois Wang Qan'An, qui a créé la surprise avec son "Mariage de Tuya". L'histoire est celle d'une jeune paysanne mongole à la recherche d'un nouvel époux pour subvenir aux besoins des siens, dont son mari invalide.
Autres grands gagnants de la soirée, récompensés par le jury du festival international du film de Berlin: - Ours d'argent: "L'autre" ("El Otro") de l'Argentin Ariel Rotter - Ours d'argent du meilleur réalisateur: L'Israélien Joseph Cedar pour "Beaufort" - Ours d'argent du meilleur acteur: l'Argentin Julio Chavez pour "L'autre" ("El Otro") - Ours d'argent de la meilleure actrice: l'Allemande Nina Hoss pour "Yella" - Ours d'argent de la meilleure musique de film: L'Anglais Peter Brill pour "Hallam Foe" - Ours d'argent de la meilleure contribution artistique à l'ensemble des acteurs américains de "The good shepherd" - Prix Alfred Bauer, du nom du premier directeur de la Berlinale: "I'm a cyborg but that's OK" du Coréen du Sud Park Chan-wook - Prix du meilleur premier film: "Vanaja" de l'Américano-indien Rajnesh Domalpalli - Ours d'or d'honneur au réalisateur américain Arthur Penn - Ours d'or du meilleur court métrage: "Raak" du Néerlandais Hanro Smitsman - Ours d'argent du court métrage: "Décroche" du Français Manuel Schapira et "Mei" du Taïwanais Arvin Chen (Taïwan/Chine/Etats-Unis) - Prix Teddy (Ourson) du meilleur film gay ou transgenre: "Ci-Qing" ("Spider lilies") du Taïwanais Zero Chou - Prix Teddy d'honneur à l'acteur autrichien Helmut Berger |
14/02/2007
"Ghost Rider", va-y avoir de la bécane !
Nicolas Cage en biker maudit, enfourche son chopper d'enfer pour traquer les méchants de ce bas monde. Un film "boum boum Grrr" sans intérêts. Et hilarant sans le vouloir.
Les adaptations cinématographiques de comics et autres bandes dessinées sont souvent d'une nullité profonde. Et "Ghost Rider" ne déroge pas à la règle. Inspiré par le Marvel comic du même nom, ce film raconte l'histoire de Johnny Blaze, cascadeur en moto, âme damnée qui a pactisé avec le Diable et qui la nuit tombée se transforme en Rider, un motard à tête de mort enflammée, qui poursuit les âmes échappées de l'Enfer.
Si le réalisateur Mark Steven Johnson aime crier à la face du monde son adoration pour les comics US, le monde lui, préférerait qu'il pose sa caméra pendant quelques temps. Car "Ghost Rider" n'est pas sa première et sûrement pas sa dernière boulette cinématographique : on lui doit déjà "Daredevil" ce navet indigeste avec Ben Affleck qu'il a écrit, et "Elekra" avec Jennifer Garner qu'il a produit. C'est donc sans honte ni inquiétude qu'il revient cette année avec cette adaptation "moins sombre" de sa BD préférée "Ghost Rider".
Au générique de cette superproduction une grosse pointure qui depuis "60 seconde chrono" a troqué sa grosse cylindré pour un deux roues : Nicolas Cage endosse le rôle titre de Johnny Blaze, ce biker peu libidineux, mangeur de Jelly Beans (bonbons), fan incontournable de Karen Carpenter (une chanteuse has-been) et des documentaires animaliers sur les singes. A ses côtés, on retrouve la bimbo Eva Mendès en journaliste peu crédible toute poitrine dehors, amour de jeunesse de Blaze, et Peter Fonda en Méphysto, le vilain Diable qui ne fait que rire très fort durant tout le film. La description peu paraître réductrice, mais le film l'est profondément. Le spectateur a l'impression de voir une vieille série Z dépoussiérée du grenier, un navet en puissance que Peter Fonda et Nicolas Cage aurait omis de signaler dans leur filmographie respective.
Ce film d'action, qui se résume aux bruits infernaux des engins en question, coups de freins et autres accélérations sur le bitume, n'offre point d'apothéose lors des scènes de combat, qui restent, disons-le, ennuyeuses à mourir. Point de cascades phénoménales et de bastons grandioses en tous genres. Ni de scénario trépidant qui vous tienne en haleine d'ailleurs. Eva Mendès est toujours abonnée aux navets et piètre actrice, Peter Fonda -loin de Captain America dans "Easy Rider" -semble avoir des problèmes fiscaux pour accepter ce genre de rôle, et Nicolas Cage déçoit -lui qu'on aimait citer comme référence en parlant de "Leaving Las Vegas", "Arizona Junior", ou encore "Sailor et Lula".
Par conséquent, "Ghost Rider" est un film stéréotypé testostérone-rock US-bière-motos, qui fait beaucoup de bruit pour rien au final, avec action et happy-end guimauves, et qui ravira cependant les quelques fans du film "Daredevil" -peu nombreux, gageons-le- ainsi que les motards barbus, aficionados d'Harley Davidson.
"Ghost Rider" Réalisé par Mark Steven Johnson Avec Nicolas Cage, Eva Mendès, Peter Fonda, Sam Elliot... Sortie le 21 février 2007 |
13/02/2007
Baftas saved the Queen
Dimanche soir le Royal Opera House à Covent Garden à Londres accueillait la 30e Cérémonie des Baftas - les récompenses de la British Academy of Film and Television Arts- qui a couronné "The Queen" de Stephen Frears -meilleur film devant "Babel", "Le dernier roi d'Ecosse", "Les infiltrés" et "Little Miss Sunshine"- ainsi que sa fabuleuse interprète, Helen Mirren, déjà primée pour ce rôle aux derniers Golden Globes.
Helen Mirren a détrôné Judi Dench nommée dans la catégorie de la meilleure actrice pour "Chronique d'un Scandale" Kate Winslet pour "Little Children" Penelope Cruz pour "Volver" et Meryl Streep pour "Le diable s'habille en Prada".
Quant au prix du meilleur acteur il a été remporté par Forest Whitaker pour son rôle dans "Le dernier roi d'Ecosse", devançant James Bond alias Daniel Craig dans "Casino Royale" ainsi que Leonardo DiCaprio pour "Les infiltrés", Richard Griffiths pour "History Boys", et Peter O'Toole pour "Venus."
"The Queen", comédie satirique, dépeint une Reine dépassée par les événements et l'incompréhension de ses concitoyens, suite à la mort de la princesse des coeurs, Diana. Helen Mirren est également pressentie pour l'Oscar de la meilleur actrice, catégorie dans laquelle elle concourra le 25 février prochain. |
04/02/2007
Les Gérard remettent ça !
L'Académie des Gérard, du nom le plus commun du patrimoine-cinéma hexagonal (Gérard Depardieu, Gérard Jugnot, Gérard Darmon...), présentera la deuxième cérémonie des Gérard du Cinéma, jeudi 22 février 2007 au Réservoir. Cette soirée récompensera les piètres comédiens et comédiennes du cinéma et les indécrottables navets du box-office français.
Pour vous donnez un aperçu des heureux élu( e)s en compétition cette année, voici les quelques catégories les plus improbables :
Plus mauvais membre de la famille Depardieu : Gérard Depardieu dans "Quand j'étais chanteur" Guillaume Depardieu dans "Célibataires" Julie Depardieu dans "Poltergay" Elisabeth Depardieu dans "Rien cette année" Carole Bouquet dans "Un Ami parfait"
Pire compromission alimentaire: Thierry Lhermitte dans "Incontrôlable" Claude Brasseur dans "Camping" Gérard Lanvin dans "Camping" Alexandre Astier dans "Comme t'y es belle" Jean-Pierre Marielle dans "The Da Vinci Code"
Plus mauvaise actrice n'ayant pas encore couché, euh, tourné avec Luc Besson: Aure Atika dans "Comme t'y es Belle" Olivia Bonamy dans "Célibataires" Cécile de France dans "Mauvaise foi" Monica Bellucci dans "Napoléon et moi" Audrey Tautou dans "Hors de prix" Romane Borhinger dans "C'Est beau une ville la nuit"
Plus mauvaise réplique: "Ah ben ça alors !" : Audrey Tautou apprenant qu'elle est la descendante de Jésus dans "The Da Vinci code" "J'ai fait un rêve avec toi cette nuit : on a fait l'amour et tu m'as dit merci." : Franck Dubosc dans "Camping" "Mais c'est pas possible, il faut que ça s'arrête les catastrophes, hein !" : Thierry Lhermitte dans "Les Bronzés 3 amis pour la vie" "C'est bien, l'amour." : Richard Borhinger dans "C'Est beau une ville la nuit".
A Izdi, on a déjà une petite idée des loosers gagnants de la soirée ! Retrouvez toutes les nominations sur www.lesgerard.net |
04/02/2007
Les adieux de Michel Roux
Celui qui prêta sa voix à Tony Curtis dans la série à succès « Amicalement vôtre », nous a quitté ce vendredi 2 janvier 2007, à l'âge de 77 ans des suites d'un malaise cardiaque.
Grand nom du théâtre, le comédien et metteur en scène Michel Roux était monté sur les planches pour interpréter les plus grands rôles de la comédie, comme « Le dîner de cons », « La cage aux folles » ou encore « Le canard à l'orange », qui sont devenus par la suite, des incontournables du cinéma français.
Du théâtre de boulevard au cinéma en passant par la télévision, on lui associe plus d'une trentaine de rôles remarqués aux côtés d'Anne Roumanoff et de Jacques Villeret dans le film « Golden Boy » (1996) de Jean-Claude Carrière, d'Anémone, Denis Podalydès et Micheline Presle dans « Pas très catholique » (1994) de Tonie Marshall, et bien sûr de Jacques Ardouin et Bernard Durand sur les planches du Théâtre Marigny de Paris, pour l'émission « Au théâtre ce soir » réalisée par Pierre Sabbagh, et diffusée à la télévision entre 1966 et 1984.
En 2006, il se partageait l'affiche de « Le charlatan » avec son ami de longue date, Jacques Balutin, dans une mise en scène signée Robert Lamoureux. Durant plus d'une cinquantaine d'années, Michel Roux a contribué à donner au théâtre populaire français ses lettres de noblesse. |
16/01/2007
Tour de passe-passe manqué pour "L'Illusionniste"
Le dernier film du réalisateur Neil Burger s'effile en une fresque romantique sur fond de magie, avec pour maestro de la prestidigitation, un Edward Norton seul personnage convaincant de l'histoire. Au XX siècle dans la ville royaliste de Vienne, l'arrivée d'un mystérieux magicien appelé Eisenheim, provoque au sein de la population curiosité et fascination démesurées. Cet homme aux pouvoirs surnaturels insondables, dont la popularité grandissante fait de l'ombre aux têtes couronnées et émoustille la belle duchesse Sophie von Teschen, éveille la méfiance de son altesse Léopold, qui charge l'inspecteur Uhl, de démasquer l'imposteur. Neil Burger a fait appel à l'acteur Edward Norton pour camper le charismatique Eisenheim. Pour ce rôle qui marque son grand retour sur les écrans, Edward Norton s'est entraîné avec le magicien James Freedman, réalisant lui-même certains tours dans le film. Ami dans la vie, et ennemi dans le film, Paul Giamatti, habitué des planches de Broadway ces derniers temps, interprète ici l'inspecteur Uhl, un homme tourmenté entre la corruption établie et le poids de la vérité. Et dans la peau de la belle Sophie von Teschen, amour de jeunesse d'Eisenheim et promise au prince Léopold, on retrouve Jessica Biel, star du petit écran grâce à la série américaine "7 à la maison". Un casting intéressant qui au lieu de révéler certains talents cachés ne rend les autres que plus évidents. Edward Norton sauve la mise, et nous livre un magicien sombre et secret à souhait, tandis que Paul Giamatti est recalé au rang de faire-valoir et la blonde Jessica Biel, en pâle copie de Scarlett Johansson dans "La jeune fille à la Perle". Quant à Rufus Sewell dans la peau du prince tyrannique Léopold, on regrettera sincèrement ses prouesses dans l'inoubliable film de sci-fi "Dark City". D'ailleurs, son nom n'est pas mentionné en haut de l'affiche... Avec "L'Illusionniste", Neil Burger s'est lancé un challenge difficile -celui de l'adaptation littéraire- qu'il n'a malheureusement pu relever avec brio. Inspiré d'une nouvelle contemporaine de l'écrivain américain Steven Millhauser, "Eisenheim, l'illusionniste", le film a, du début jusqu'à la fin, du mal à convaincre le spectateur et se perd à mi-chemin entre romance (trop) convenue, film d'époque sombre, et polar, en total décalage avec l'atmosphère à laquelle s'était habitué le spectateur durant les 30 premières minutes. Un revirement déroutant qui s'accélère par moment et qui stagne à d'autres, des personnages dont les sentiments flottent à la surface, des tours de magies à grand renfort d'effets spéciaux invraisemblables et lassants : le tout donnant un film irrégulier et superficiel, qui ne trouve son éclat que dans le coup de théâtre final, cette fin à tiroirs même qu'on avait déjà pu appréciée dans certains films comme "Usual Supsects". Le film de magie dans son ensemble reste un pari risqué, et contrairement au film de Christopher Nolan "Le Prestige" avec Hugh Jackman et Christian Bale -également une adaptation- , qui en avait convaincu plus d'un, "L'Illusionniste", lui, en décevra bien d'autres. "L'Illusionniste" Réalisé par Neil Burger Avec Edward Norton, Paul Giamatti et Jessica Biel Sortie le 17 janvier 2007 |
11/01/2007
Le cinéma s'installe ce week-end porte de Versailles
Paris Expo ouvre ses portes dès demain au premier Salon du Cinéma, et ce, jusqu'à dimanche. Les visiteurs cinéphiles pourront ainsi découvrir l'envers du décor, et s'intéresser de plus près aux divers métiers qui participent à la création et à la réalisation d'un film, en la présence de professionnels tels que le scénariste du prochain "Astérix aux Jeux Olympiques", Olivier Dazat, le story-boardeur de "Danny the Dog", Michel Doré, ou encore la décoratrice du film "Marie-Antoinette", Anne Seibel.
Outre ces tables rondes, les passionnés pourront également assister aux nombreuses conférences et leçons de cinéma orchestrés par des intervenants prestigieux dont les réalisateurs Jean-Paul Rappeneau, Alain Chabat, Patrick Braoudé Danièle Thompson, les génies de l'animation Chris Wedge ("L'Âge de Glace 1 & 2") et Peter Lord ("Wallace & Gromit") sans oublier les acteurs François Berléand, Sara Forrestier et Elie Semoun qui monteront sur scène pour faire partager leur amour du cinéma.
Le Salon du Cinéma sera l'occasion de visionner courts-métrages primés, makings-of, et premières images des films qui marqueront l'année 2007. Ces trois jours de salon seront aussi l'occasion de planter le décor du tournage d'un court-métrage qui sera réalisé par Nils Tavernier et dont vous serez les figurants. Ça tourne !
Salon du Cinéma Du 12 au 14 janvier 2007 Paris Porte de Versailles www.salonducinema.com |
10/01/2007
Carlo Ponti tire sa révérence
Le producteur italien est décédé à Genève d'une complication pulmonaire cette nuit, à l'âge de 94 ans, laissant derrière lui une filmographie prestigieuse et une veuve, égérie glamour du cinéma mondial, Sophia Loren.
Carlo Ponti avait marqué l'âge d'or du cinéma italien durant plus d'un quart de siècle, ayant participé à des chefs-d'oeuvre du cinéma italien des années 40-70 et collaboré avec les plus grands. C'est au début des années 1940, que Ponti se fait un nom dans le milieu notamment grâce à son travail au sein de la société de production ATA mais également grâce à la création avec son acolyte Dino De Laurentiis d'une propre firme au nom tout trouvé "Ponti-De Laurentiis". En sortiront des monuments du 7e art italien : "Europe 51" de Roberto Rossellini avec en haut de l'affiche Ingrid Bergman, et "La Strada" de Federico Fellini avec Anthony Quinn, entre autres.
Mais Carlo Ponti n'a pas seulement marqué l'histoire du cinéma. Il a également fait les choux gras des médias à cause de sa vie sentimentale et de son mariage plus que contesté avec la belle Sophia Loren, en 1957 au Mexique. Une union mal vue par les autorités italiennes qui l'accusèrent de bigamie, le producteur charmeur étant déjà marié avec Giuliana Fiastri. Telle une romance filmée, le producteur et sa muse fuient leur pays pour les Etats-Unis avant de s'installer en France, son nouveau pays d'adoption. Ponti se retrouve alors propulsé en pleine Nouvelle Vague et devient l'un des producteurs phares de la génération Godard et produira notamment son film "Le Mépris", sublimé par la belle Brigitte Bardot.
Le couple Ponti-Loren reviendra sur ses terres natales dans les années 1960, et il en profitera pour collaborer avec Mario Monicelli sur le film "La Mortadella" ou encore Dino Risi sur "La Femme du Prêtre". Cette année lui permettra au passage de s'associer au film légendaire de David Lean, "Docteur Jivago" avec l'inoubliable Omar Sharif et Géraldine Chaplin. Les films des années 70-80 ne seront plus marqués de l'estampe Ponti, s'étant exilé au Canada puis enfin en Suisse, suite à des soucis fiscaux en Italie.
Carlo Ponti et sa femme Sophia Loren vécurent 50 ans d'union durant lesquelles l'actrice et le producteur réunirent leurs noms au générique de plus de trente films, marquant à tout jamais le cinéma. |
26/12/2006
"The Fountain", la cure de jouvence de Darren Aronofsky
Le troisième film du réalisateur Darren Aronofsky, remarqué grâce à ses deux précédents films "Pi" et "Requiem for a Dream", a réuni les acteurs Hugh Jackman et Rachel Weisz dans une quête de la fontaine de jouvence à travers l'espace et le temps, livrant ainsi une fable onirique et personnelle sur la vie, l'amour et la mort.
C'est au printemps 1999 et à la sortie de son adaptation sur grand écran du roman de Hubert Selby Jr, "Requiem for a Dream", que Darren Aronosfky émet l'envie de se lancer dans la science-fiction sur fond historique et légendaire. Peu à peu germe en lui le projet de "The Fountain" : une histoire d'amour tournant autour de la vie éternelle, dépeint sur un triptyque se déroulant sur 1000 ans, et retraçant la quête d'un même homme aux 16 ème, 21ème et 26ème siècles. Cette histoire, c'est d'abord celle du conquistador Tomas, qui pour sauver sa Reine Isabel de la perte imminente de son royaume, doit trouver la fontaine de jouvence, puis celle du scientifique Tommy qui se lance éperdument dans la quête d'un antidote pouvant sauver sa femme Izzi condamnée par le cancer, et c'est finalement celle du spirituel Tom qui, dans sa bulle de lumière traverse l'espace à la recherche de la fameuse étoile, la nébuleuse, qui pourrait redonner à son arbre de vie, réincarnation de son amour perdu Iz, sa forme humaine.
Interprété par Hugh Jackman et Rachel Weisz, "The Fountain" entremêle passé, présent, futur dans une fluidité du récit irréprochable, sublimé de croyances légendaires et spirituelles où tout détail a son importance. Les images, la musique, les décors ainsi que les innombrables références à Buddha, à la Bible ou encore à la culture Maya, donnent une dimension mystique et apaisante au film. "The Fountain" est une fable moderne sur la vie et la mort, orchestrée par le temps, ce temps même qui pour le personnage principal semble filer entre ses doigts comme des grains de sables. Or, si sa quête intemporelle et sans fin le fait traverser les siècles, il se rendra compte finalement qu'en cherchant par tous les moyens à être réuni éternellement avec sa femme Izzi, il passe à côté des bons moments qu'il pourrait passer auprès d'elle.
Ce troisième long-métrage de Darren Aronofsky est tout comme les deux autres, inclassable. Mais de tous, "The Fountain", est le plus personnel et se révèle être une déclaration d'amour à sa femme Rachel Weisz. Ce film, à aucun moment, ne tombe dans le pathos larmoyant exploité par tant de comédies romantiques, mais traite d'une réalité bien plus sombre et universelle : la perte de l'être aimé. Tout au long du film, la caméra d'Aronofksy, telle sa main, se pose, caresse, embrasse, la peau claire de Rachel Weisz. Comme un John Cassavetes avec sa Gena Rowlands, Aronofsky met sa femme à nu, la sublime dans le malheur et dans la pureté, et lui livre avec "The Fountain" ce qui sera son film, son hymne.
The Fountain Réalisé par Darren Aronofsky Avec Hugh Jackman, Rachel Weisz et Ellen Burstyn Sortie le 27 décembre 2006 |
14/12/2006
Décès du comédien Peter Boyle
Son nom ne vous dit peut-être rien, mais ça bouille éveille en vous un vague souvenir : Peter Boyle, l'acteur épinglé aux seconds rôles, l'homme de l'ombre, s'est éteint mardi à l'âge de 71 ans des suites d'un cancer. Le comédien américain a tout au long d'une carrière sans réelles transitions, écumé des rôles éclectiques sans trouver vraiment sa place. Peter Boyle est passé du drame avec -son premier film- « F.I.S.T. » signé Norman Jewison, à la science-fiction avec « Outland...loin de la terre » de Peter Hyams, et au fantastique avec « Hammett » de Wim Wenders ou avec « Frankenstein Junior » de Mel Brooks, avant de vivre un tournant et de connaître son quart d'heure de gloire dans des blockbusters tels que « Taxi Driver » de Martin Scorsese aux côtés de Robert De Niro, « Double Détente » de Walter Hill avec James Belushi et Gouvernator Schwarzi, « Malcom X » de Spike Lee avec l'oscarisé Denzel Washington, et plus récemment, avec « A l'Ombre de la Haine » le très réussi film de Billy Bob Thornton avec la troublante Halle Berry. Peter Boyle, dont la carrière n'a jamais atteint son apogée, s'illustrant dans de nombreux navets explosant pourtant au box-office américain, « Super Noël » avec Tim Allen, « L'Amour à tout prix » avec Sandra Bullock et Bill Pullman, ou encore « Dr Dolittle » avec Eddie Murphy. Sans reconnaissance de ses pairs, l'acteur s'est tourné vers le petit écran, faisant des apparitions dans les séries et téléfilms « X-Files » (remportant un Emmy Awards en 1996), « New York Police Blues », « Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman » et « Joe Bash », avant d'incarner le paternel dans « Tout le Monde aime Raymond ». |
25/11/2006
Palmarès du Festival Kinotayo
Le Festival Kinotayo se termine déjà, non sans avoir rendu son verdict et récompensé les grands vainqueurs de cette première édition.
Le Soleil d'Or a donc été remis à titre posthume à Hirosuke Imamura, fils du cinéaste Shohei Imamura, pour l'ensemble de sa carrière et dont fut projeté vendredi, quatre documentaires sur les non-rapatriés japonais de la seconde guerre mondiale et sur les Japonaises poussées à se prostituer dans les pays asiatiques lors de la première guerre mondiale. Le Soleil d'Or du film de fiction a été décerné à Takahiko Akiyama pour son film "Hinokio". Ce drame fantastique raconte l'histoire d'un enfant paralysé à la suite d'un accident qui voit le monde au travers des yeux d'un robot humanoïde construit pour et piloté par lui, qui va à l'école et rencontre ses amis à sa place. On aurait préféré voir un film plus audacieux tel que "La Maison de Himiko" repartir avec ce prix, plutôt que de voir s'en tirer un film familial sans grande originalité. Le Soleil d'Or du film d'animation a été remporté par Maasaki Yuasa pour son très réussi et hilarant "Mind Game". Film de science-fiction racontant l'histoire d'un jeune mangaka raté, Nishi, qui retrouve son amour de collège Myon. De surprise en surprise, ils se feront poursuivre par des yakusas avant de se retrouver dans le ventre d'une baleine. A l'intérieur de cet espace clos, Nishi et les autres apprendront à aimer les autres, à s'aimer eux-mêmes. |
23/11/2006
Décès du grand Philippe Noiret
L'acteur français est mort aujourd'hui à l'âge de 76 ans, des suites d'un cancer. Philippe Noiret aura joué dans plus de 125 films, du polar à la comédie, l'acteur s'est illustré dans tous les genres possibles et imaginables. On se souviendra de lui dans des films tels que "L'étau" d'Alfred Hitchcock en 1969, "Les Cotelettes" de Betrand Blier en 2003, "Twist again à Moscou" de Jean-Marie Poiré en 1986, "La grande bouffe" de Marco Ferreri en 1973, "Zazie dans le métro" de Louis Malle en 1960, "La vie de château" de Jean-Paul Rappeneau en 1965, ou encore "Les ripoux" de Claude Zidi en 1984. Sans oublier ceux signés par Bertrand Tavernier, grand ami de l'acteur, lui réservant quelques-uns de ses plus beaux rôles : "L'horloger de Saint-Paul" et "Que la fête commence". En 1976, Philippe Noiret obtiendra un César pour la meilleure interprétation masculine dans "Le vieux fusil" de Robert Enrico et empochera une autre statuette en 1990 pour "La vie et rien d'autre" de Bertrand Tavernier. |
23/11/2006
Un petit robot qui va à l'école et une romancière qui cohabite avec une momie et un esprit
Le Festival Kinotayo a cru bon de programmer le même jour, une fable high-tech pour enfants et un film d'épouvante signé Kyioshi Kurosawa. Sans transition aucune... "Hinokio -intergalactic love" de Takahiko Akiyama, film de sci-fi pour enfants férus de high-tech, a ouvert cette journée pluvieuse. Dans un futur proche, un enfant à la suite d'un accident de voiture dans lequel sa mère a perdu la vie, voit le monde au travers des yeux d'un robot humanoïde surnommé Hinokio, conçu par son père. A partir de sa chambre le jeune Satoru cloué dans son fauteuil roulant, pilote son robot, va à l'école, se fait des amis sans jamais entrer en contact avec l'extérieur. Un scénario plaisant et ingénieux mais qui flotte malheureusement à la surface. Ce Pinnochio high-tech bien que très réussi, ne convainc pas, et le film est trop condensé. Les problèmes existentiels du jeune Satoru sont survolés et le tout manque crûment de profondeur et d'authenticité. La psychologie des personnages n'est apparemment pas le fort du réalisateur, et par conséquent ils sont dépeints d'un trait superficiel : que ce soit Satoru, rongé par la haine envers son père qu'il accuse d'être la raison du décès de sa mère, de ce père justement qui essaye à tout prix de regagner l'amour de son fils et qui y met du sien pour rendre la vie de son rejeton plus agréable, ou encore de la jeune orpheline Jun qui se fait passer pour un garçon car trop honteuse de son corps que sa tante qualifie de sale ( va savoir pourquoi???). En d'autres termes, "Hinokio" est un film de divertissement pour toute la famille -mais surtout pour les plus jeunes-, et qui se place dans la lignée des comédies formatées par Disney. Tout autre univers et ambiance avec "Loft" de Kiyoshi Kurosawa, réalisateur de la nouvelle vague de l'épouvante nippon, et qui s'est fait connaître grâce à des oeuvres cultes comme "Seance", "Cure" et "Kairo" entre autre. "Loft" raconte l'histoire d'une romancière à succès au Japon, qui en panne d'inspiration pour boucler son dernier bouquin, file s'installer à la campagne dans une demeure salle et lugubre isolée en pleine cambrousse et située à côté d'un entrepôt de la fac de médecine, où un ethnologue tente de préserver une momie qu'il a pêchée dans un marais. Tous les ingrédients de base sont là, sauf que comme on ne change pas une recette magique aussi facilement, le maître a omis de mettre une pincée d'originalité et paradoxalement, d'épouvante dans son nouveau film. Car porte qui s'entrouvre toute seule, escalier qui grince, femme isolée dans une maison, esprit de jeune fille vengeur avec les cheveux dans la figure se faufilant dans le dos de sa victime, désolé mais ça sent -comment dirai-je- le déjà vue. On a beau adorer ce réalisateur mais avouons-le, à force de nous servir toujours le même plat, on risque de ne plus l'aimer. Si le film d'épouvante à obtenu ses lettres de noblesse dans le monde entier, faisant chaque année l'objet d'un remake hollywoodien avec des bombasses telles que Naomi Watts et Jennifer Connelly, on commence sérieusement à s'ennuyer dans les salles obscures et les effets de surprises n'en sont plus, puisque prévisibles. Alors lorsqu'à la fin de la projection, comme sorti de nulle part, Kurosawa débarque sur scène en commençant par s'excuser d'être "un réalisateur qui fait des mauvais films", on aurait presque envie de l'aimer sincèrement son "Loft". Presque, j'ai dit... www.kinotayo.fr |
22/11/2006
Avec "Origine" et "Mind Game" Kinotayo affiche son envie d'éclectisme et d'innovation
Le Centre des Arts d'Enghien-les-Bains a projeté aujourd'hui deux long-métrages d'animation d'une remarquable qualité, tant par leur image que par leur scénario.
Si cette année "Origine" n'a pas convaincu le jury du festival d'Annecy ni même la critique en général, cette fable humaniste signée Keiichi Sugiyama, vaut largement le détour. D'un graphisme époustouflant, d'un rythme soutenu, et d'une mise-en-scène irréprochable, cette fable écolo-humaniste relève de la prouesse technique numérique. Et quand bien même l'image est magnifique, le scénario, lui, souvent critiqué pour sa simplicité, n'en est pas pour autant desservi. Certes, comme tous ou presque tous les films d'animation depuis le succès engendré par la vague "Nausicaa", "Mon Voisin Totoro" ou encore "Princesse Mononoké", "Origine" est un énième hymne à la vie et à la fraternité entre les êtres vivants sur cette planète, à la paix et à l'entente entre homme et nature. Certes le scénario manque peut-être d'originalité, toutefois dans le contexte actuel et les catastrophes écologiques médiatisées à travers le monde, on ne peut que se dire que cette fresque futuriste tombe telle une prémonition. Car si "Origine" nous place dans un monde où la forêt prend le dessus sur l'homme, thème universel et manichéen si souvent ressassé par l'oeuvre incontournable du maître Myazaki, Keiichi Sugiyama ne fait que s'inspirer de ces codes pour mieux servir son film. Et si l'histoire de deux mômes, Agito et Toola cherchant à faire cohabiter en paix les forces armées humaines et Dame Nature toute puissante, semble trop réductrice et simple à certains, précisons que parfois la simplicité débouche sur de belles choses rares et efficaces. Tel que "Origine", justement.
Autre grande surprise qu'il ne fallait en aucun cas rater aujourd'hui, "Mind Game" du jeune réalisateur Masaaki Yuasa, qui a pondu un bel ovni animé il faut le dire, pour lequel il a remporté en 2004 le Grand Prix au Japan Media Arts Festival 2004. Adapté du manga "Mind Game" de Robin Nishi, ce film marque les esprits tant par son graphisme méli-mélo tel que le "Yello Submarine" avec les Beatles de George Dunning, alternant sans transitions les séquences traditionnelles en 2D et même en peinture, que par celles intégralement réalisées en prises de vues réelles. La cadence de "Mind Game" est frénétique et sans relâche, avec un melting-pot de couleurs vives qui vous éclatent en pleine figure. Et si le style surprend tant, le scénario lui aussi est d'un tordu sans égal : Nishi, son amie d'enfance Myon et sa soeur Yan sont poursuivis en voiture par des yakuzas et se retrouvent avalés par une baleine. Vivants, ils tombent nez à nez avec l'unique habitant de ces lugubres lieux, sorte de Robinson Crusoé, qui depuis 30 ans vit dans le ventre du cétacé, et essaye de s'occuper tant bien que mal. Ce huit clos ponctué de délires, de rêveries et de flash-backs incessants, est un immense hommage rendu à tous les personnages déjà croisés dans les manga : jeune étudiant limite obsédé sexuel, fille à grosse poitrine et visage angélique, vieillard vêtu d'un slip jaune, etc... Hommage qui passe aussi par le style si propre au manga : humour loufoque avec grosse caricature et autre goutte du front et mine déconfite, entre autre.
Mais derrière ses allures de film drôle et léger, "Mind Game" propose une réflexion plus profonde sur la vie et pose les questions suivantes à savoir, qu'est-ce que la vie, si elle consiste à rester enfermé et coupé du reste du monde ? Et même en sachant que vous êtes prédestiné à une vie de loose totale, vaut-elle la peine d'être vécue ? On ressent les joies, les peines, les angoisses et les frustrations de ces quatre personnages enfermés dans un no man's land aquatique. On comprend pourquoi après l'excitation des premiers jours dans un lieu nouveau et inconnu, ils pètent les plombs et se démènent pour sortir de ce trou. "Mind Game" est un film psychédélique qui jusqu'à la fin déboussole le spectateur "this film is not ended", à suivre...
Au programme de demain, un pinochio high-tech nommé "Hinokio" et une jeune femme harcelée par les morts dans "Loft", frémissez... |
22/11/2006
Disparition du réalisateur américain Robert Altman
Le cinéaste américain est décédé hier à Los Angeles. Âgé de 81 ans, il avait débuté sa carrière dans les années 50, avec un premier long-métrage intitulé « The Delinquents ». Treize ans plus tard, il obtient la Palme d'Or à Cannes pour sa satyre sur la guerre du Viet-nâm, « M.A.S.H. » avec Donald Sutherland. Il enchaîne quelques flops retentissants tels que « Popeye » (1980) avec Robin Williams, « Un Mariage » (1978) avec Mia Farrow ou encore « Prêt-à-porter » (1994) étalant une pléthore de célébrités telles que Julia Roberts, Marcello Mastroianni, Sophia Lorren ou Forrest Withaker. Parallèlement il signe des films salués par la critique : « The Player » avec Tim Robbins en 1992, « Short Cuts » avec Matthew Modine et Andie Mcdowell en 1994 et pour lequel il remporte le Lion d'or à Venise, et « Gosford Park » avec Kristin Scott Thomas et Richard E. Grant en 2002.
Robert Altman avait reçu l'Ours d'honneur au Festival de Berlin en 2002, et fut enfin couronné par ses pairs en début d'année, recevant le Honorary Award aux Oscars à Hollywood pour l'ensemble de sa carrière. Son prochain film « The Last Show » avec dans les rôles principaux Meryl Streep, Kevin Kline, Woody Harrelson ou encore Tommy Lee Jones, sortira dans nos salles le 6 décembre prochain.
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21/11/2006
Première journée au festival Kinotayo : entre nostalgie nippone et folles en hospice
La Maison de la Culture du Japon à Paris a ouvert ses portes aujourd'hui pour accueillir les premiers spectateurs du festival du film japonais à l'ère numérique. Au programme : « Always » un retour naïf dans le Japon d'après-guerre et « La Maison de Himiko », un bout de vie quotidienne et farfelue dans une maison de retraite pour gays. Le festival s'est donc ouvert cet après-midi avec la projection de deux films en compétition dans la catégorie Panorama : « Always » du réalisateur Takashi Yamazaki, et « La Maison de Himiko » d' Isshin Inudou, encore inédits en France. Deux films diamétralement opposés, mais qui prouvent une volonté de la part de la direction du festival de parfaire dans l'éclectisme. Second long-métrage pour Yamazaki, après « Returner » en 2003, « Always » est une fable naïve et quelque peu essoufflée d'un Japon des années 1950, en pleine renaissance entre les affres encore persistantes de la guerre et le monde de la consommation galopante. Le réalisateur nous plonge dans le quotidien d'habitants des faubourgs animés de Tokyo, et dépeint un voisinage haut en couleurs et stéréotypé, on a donc droit au mécano qui rêve de faire fortune avec son atelier de réparation, à sa femme bobonne à la cuisine et à leur jeune fils Ippeï, au jeune diplômé paumé qui rêve de devenir un romancier talentueux, au médecin traumatisé par la perte de femme et de sa fille, à l'ancienne danseuse qui souhaite tourner la page et qui ouvre un bar, au jeune orphelin trimballé de droite à gauche, etc... Et bien que le thème de la famille reste une source inépuisable ou si on veut pour certains depuis longtemps épuisée, on regrette tout de même la fraîcheur dégagée par « L'été de Kikujiro » de Takeshi Kitano, la perversion de « Visitor Q » de Takashi Miike ou encore la désinvolture et le complètement décalé orchestré par « The Taste of tee » d' Ishii Katsuhito. Car si le film déploie son potentiel à travers la qualité irréprochable de son image, il en reste pas moins que tout ça manque parfois affreusement de rythme, que le jeu des acteurs relève de la farce théâtrale voire même d'un certain ridicule, et que les élans patriotiques habillement insinués -la tour de Tokyo qui dans le film incarne la renaissance de la fierté nippone-, ne le rendent que plus niais, avec, soulignons-le, une réplique de fin qui fait sourire « Quel beau couché de soleil... » Et bien que cette phrase a réussi à tirer des larmes à quelques Japonaises dans la salle, elle ne m'a laissé que plus narquoise. Tout ça reste globalement agréable à regarder, et c'est vrai qu'on se prête au jeu à certains moments -la larme pique l'oeil quand le jeune orphelin Junnosuke apparaît à l'écran-, mais il est difficile durant plus de 2 heures d'adhérer à cet univers parfait et idyllique où l'argent ne fait pas le bonheur, où tout le monde s'aime sans haine et ne s'envient point. Autre univers celui d' Isshin Inudou dont le film « La Maison de Himiko » a littéralement marqué un contraste avec son prédécesseur. L'histoire nous immerge dans une maison de retraite véritable havre de paix pour tapettes nippones de 50 ans ou plus, un haut lieu tenu par des gays pour des gays du troisième âge. Le propriétaire, ancien roi de la nuit folle et décalée de Tokyo, le dénommé Himiko, agonise d'un cancer entouré de ses acolytes de première heure. Son jeune amant -interprété par le beau Joe Odagiri, doublement primé pour ce rôle au Festival du Film de Yokohama et au Kinema Jumpo Award - convainc la fille unique d'Himiko de travailler à la maison de retraite et de mettre de côté ses préjugés sur les folles et encore plus ceux sur son père. Un film drôle et touchant à la fois sur un sujet délicat et complètement déjanté, qui peut provoquer de la réticence au premier abord chez le spectateur, mais qui a su l'aborder sans tomber dans le lourd, ou l'obscène. « La Maison de Himiko » n'est pas une pâle copie de « La Cage aux Folles », loin de là : il traite de la tolérance, de la vieillesse, du pardon, sans tomber irréversiblement dans le pathos-Kleenex. On s'attache à ces personnages, à ces vieux gays en fin de carrière, qui ont décidé de vivre en communauté pour ne pas affronter la mort seuls, à cette fille qui n'a jamais connu son père, trop occupé à s'enivrer dans les bras de ses amants ou encore à ce jeune homme qui doit affronter la maladie de l'être aimé et qui cherche à tout prix à se noyer dans le désir pour oublier sa propre souffrance. Le réalisateur a donc atteint son but, faire du film « La maison de Himiko » un bon moment cinématographique. Si la première journée du Festival Kinotayo était placée sous le signe de l'amour et de l'amitié, la journée de mercredi sera consacrée aux films d'animation, avec la projection au Centre des Arts d'Enghien-les-Bains, de « Origine » et de « Mind Game », sélectionnés dans la catégorie Animation. www.kinotayo.fr |
19/11/2006
Décès du cinéaste français Francis Girod
Le réalisateur est décédé cette nuit à 61 ans, des suites d'un malaise cardiaque.
Après un passage au Nouvel Obs dans les années 1960, Francis Girod se tourne vers le cinéma et rencontre le succès avec des films comme "Le trio infernal" avec Michel Piccoli (1974), "La Banquière" avec Romy Schneider (1980), "Le bon plaisir" avec Catherine Deneuve et Jean-Louis Trintignant (1984), "Passage à l'acte" (1995) et "Mauvais genres" avec Richard Bohringer et Robinson Stévenin (2001).
Et cette année encore Francis Girod avait réalisé deux films : "Un ami parfait", avec Antoine de Caunes qui avait clôturé le festival du film policier de Cognac, et "Oncle de Russie", avec Claude Brasseur.
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18/11/2006
Le Festival Kinotayo
Pour sa grande première, le Festival Kinotayo qui se déroulera du 21 au 25 novembre prochain, fera découvrir au public français averti ou novice, 30 films consacrés à la production cinématographique numérique japonaise.
Le Festival Kinotayo souhaite ainsi "développer la connaissance et favoriser la compréhension de la culture, de l'histoire et des modes d'expression japonais auprès du public français, en contribuant à une plus large diffusion de la création cinématographique du Japon en France et en Europe ».
Ce festival permettra aux curieux de découvrir des films totalement inédits tels que « Hinokio », « Loft », ou encore « La Maison de Himiko ». Autre grande surprise et moment fort de ce festival: la journée de mercredi sera entièrement consacrée aux films d'animation au Centre des Arts d'Enghien-les-bains. On peut également d'ores déjà se réjouir d'une rétrospective plus qu'alléchante du réalisateur culte Shohei Imamura, programmée elle, à la Maison de la culture du Japon à Paris ce vendredi 24 novembre. Un événement qui ravira tout autant les fans de la première heure du cinéma nippon,que les curieux cherchant à s'y initier.
Retrouvez la liste des films en compétition ainsi que la programmation du festival off sur:
www.kinotayo.fr
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18/11/2006
Box-office français de la semaine
Les blockbusters américains n'ont pas réussi à détrôner les films bien d e chez nous « Prête-moi ta main » et « Ne le dis à personne », le premier cumulant les 1 774 677 spectateurs, et le second les 1 472 611, pour être précis. Pourtant toutes les comédies françaises n'ont pas remporté un vive succès, pensons au film d'Antoine de Caunes « Désaccord Parfait » -la version un peu plus « 3ème âge » de « Prête-moi ta main »- qui n'a attiré que 191 986 spectateurs dans les salles obscures. Apparemment le couple Rochefort-Rampling semble moins glamour que celui formé par Chabat-Gainsbourg. Brian de Palma, atteint les 231 815 entrées, avec son « Dahlia noir ». Quant au film de Woody Allen, il s'en tient à 537 897 entrées. |
11/11/2006
Décès de Jack Palance
L'acteur américain est décédé vendredi à l'âge de 87 ans, d'une mort naturelle à son domicile en Californie. Celui qui aura incarné les plus emblématiques rôles de méchants, aura également imposé sur les écrans son faciès défiguré par des blessures de guerres, durant plus de 50 ans. C'est en 1950 que l'acteur débute sa carrière au cinéma avec deux films, «Okinawa» et «Panique dans la rue», mais rencontre réellement le succès quelques années plus tard avec «Le Masque arraché» en 1952 et «l'Homme des vallées perdues» en 1953. Il interprétera avec aisance des rôles dans des westerns et péplums avant de partir à la conquête de l'Europe. On le remarque alors dans «Le mépris» de Jean-Luc Godard avec BB, avant de le retrouver au côté d'Alain Delon en 1965, dans «Les Tueurs» de San Fransisco. Face au succès du film de, «Les Professionnels», Hollywood refait appel à lui. Il se lance ainsi dans des projets rocambolesques enchaînant des films d?horreurs qui -gageons-le ont très mal vieillis- tels que «Le Jardin des Tortures» de Freddie Francis et «Dracula et ses femmes vampires» de Dan Curtis. Il faudra néanmoins attendre 1988 pour admirer son retour en grâce dans des films plus honorables. En effet, cette année-là sort sur les écrans «Bagdad Café» du réalisateur Percy Adlon.
En 1989, il incarne le père adoptif du méchant pas beau Joker dans «Batman» de Tim Burton. Et après 54 ans passés à courir les plateaux de tournage, il voit enfin sa carrière récompensée par l'Oscar du Meilleur second rôle en 1990 pour son personnage dans «La vie, l'amour les vaches» de Ron Underwood. On a pu revoir sa bonne gueule cassée une dernière fois, dans le film "Treasure Island" de Peter Rowe (1999). |
09/11/2006
Chabat et Gainsbourg ont convaincu les spectateurs
La comédie bobo-romantique "Prête-moi ta main" avec Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg, a pris la tête du box-office français cette semaine, atteignant le million en une semaine. Ce film raconte le quotidien de deux célibataires qui ont décidé de se marier afin de satisfaire les attentes de leurs familles. Toutefois, le film d'Eric Lartigau risque d'être menacé par celui d'Antoine de Caunes « Désaccord parfait », sorti cette semaine.
A la deuxième place, « Ne le dis à personne », signé Guillaume Canet qui réussi avec brio son second passage derrière la caméra. Ce thriller adapté du roman d'Harlan Coben a attiré 858.599 spectateurs dès sa première semaine. François Cluzet y tient le rôle titre, celui d'un homme hanté par le souvenir de sa femme et qui est persuadé de l'avoir retrouvée.
« Les rebelles de la forêt », film animé américain réalisé par Jill Culton et produit Sony Pictures Animation, occupe la troisième place de ce classement avec 412.944 spectateurs convaincus. Ce long-métrage animé sorti il y trois semaines maintenant, raconte l'amitié naissante entre un ours et un cerf, à la découverte de la vie sauvage.
La quatrième place revient à un autre film d'animation «Azur et Asmar », une fable signée Français Michel Ocelot, le papa de Kirikou. Ce conte a séduit 336.108 spectateurs, petits et grands, depuis sa sortie le 25 octobre.
En cinquième place, on retrouve la pulpeuse Scarlett Johansson, dans « Scoop » le dernier Woody Allen, qui a convaincu 331.714 spectateurs. Dans cette comédie à suspense, la belle aux lèvres pulpeuses incarne une jeune journaliste qui tente de séduire le beau mâle Hugh Jackman, qu'elle soupçonne être impliqué dans un meurtre.
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09/11/2006
Borat go home !
Polémique autour de « Borat » : ce film loufoque racontant les tribulations d'un faux journaliste kazakh antisémite à la conquête de l'Amérique, ne sera finalement pas distribué dans le pays de Poutine.
A la suite d'une projection privée, l'Agence fédérale pour la culture russe, qui est chargée de délivrer les autorisations aux films, a déclaré que "de son point de vue, le film risquait d'offenser certaines confessions et nationalités", tout en niant avoir agi sous l'influence du gouvernement.
Tandis qu'il caracole en tête du box-office américain, le film de l'entertainer so british, Sacha Baron Cohen, s'est déjà attiré les foudres du gouvernement kazakh, où, je cite, personne n'a apprécié que l'humoriste dépeigne les citoyens de ce charmant pays, comme de sombres "misogynes et buveurs d'urine de cheval".
Soulignons toute même au passage, que le Kazahkstan est un ancien pays de l'Union soviétique et qu'il reste un fidèle allié de la Russie.
Et puis qui ose encore parler de censure en Russie, voyons...
Pour plus d'informations:
www.borat-lefilm.com/
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03/11/2006
La vie de Dali sur grand écran
Le réalisateur Andrew Nicol serait en train de plancher sur une adaptation de la vie du célèbre artiste Salvador Dali. Ce film, s?il abouti, reviendra sur dernières années du peintre surréaliste espagnol et se basera, selon le magazine « Hollywood Reporter », sur le livre "Dali et moi" du journaliste belge Stan Lauryssens, qui a côtoyé durant un temps l?homme à la moustache. Auparavant, Andrew Nicol avait réalisé les films Bienvenue à Gattaca en 1998, avec Ethan Hawk et Uma Thurman, et plus récemmetn Lord of War avec Nicholas Cage. |
03/11/2006
Les frères « Matrix » adapteront «Speed Racer»
Les Frères Wachowski, fiers inventeurs de la trilogie Matrix, Andy et Larry de leurs prénoms, s?attaquent à l?adaptation au cinéma d?un animé japonais « Speed Racer » créé en 1960 par Tasuo Yoshida, avec comme tête d?affiche annoncée Vince Vaughn. Ces derniers temps, les frangins, et particulièrement le plus jeune, Larry, sa vie privée ayant fait les choux gras de la presse people hollywoodienne : monsieur (ou devrais-je dire madame à présent ?) est devenu transsexuel et partage sa vie avec une dominatrice lesbienne (vous me suivez ?).
Bref, la sortie de « Speed Racer » est déjà prévue pour 2008.
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03/11/2006
Spike Lee se remet au boulot
Le réalisateur américain Spike Lee, est en train de plancher sur une suite éventuelle à son thriller « Inside man » sorti cette année, avec Denzel Washington, Jodie Foster et Clive Owen. "Inside man - l'homme de l'intérieur", a récolté 183 millions de dollars de recettes depuis sa sortie sur les écrans mondiaux. Spike Lee doit sa renommé grâce à des films tels que « Do the right thing », ou encore « Malcolm X ». |
02/11/2006
Cécile de France retrouve la capitale belge le temps d'un tournage
L'actrice Cécile de France, qu?on verra le 15 novembre dans « Mon Colonel » et le comédien allemand Ulrich Tukur, vu dans « Amen » et « Le couperet » de Costa Gavras, sont en ce moment même en plein tournage à Bruxelles du film « Où est la main de l'homme sans tête? » un thriller concocté par les frères Stéphane et Guillaume Malandrin et développé par la société La Parti Production.
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01/11/2006
Soderbergh signera deux long-métrages sur Che Guevara
Le réalisateur américain Steven Soderbergh consacrera deux films à "Che" Guevara.
Le révolutionnaire cubano-argentin sera interprété par Benicio del Toro (« 21 grammes », « Sin city »), entouré de l?acteur espagnol Javier Bardem, de l?allemande Franka Potente (« Cours Lola cours », « Les Particules élémentaires »), et de l?américain Benjamin Bratt (« The Woddsman », « Benjamin Gates et le Trésor des Templiers »).
Selon le magazine Variety, Soderbergh rêvait depuis longtemps de mettre en images la vie du « Che ».
Soderbergh, Palme d'or à Cannes à 26 ans pour "Sexe, mensonges et vidéo" en 1989, a depuis vacillé entre productions intimistes et blockbusters tels que "Erin Brockovich", la saga des "Ocean's" avec George Clooney ou encore "Traffic", qui avait valu à Benicio del Toro, l'Oscar du meilleur second rôle en 2001.
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01/11/2006
Un James Ellroy peut en cacher un autre
Décidément l'écrivain de polars à la cote à Hollywood. Après « L.A. Confidential » réalisé par Curtis Hanson et « Le Dahlia noir » par Brian De Palma actuellement sur nos écrans, un autre réalisateur va s'attaquer à l'oeuvre du maître du roman noir.
Joe Carnahan, réalisateur de « Narc » en 2003 avec Ray Liotta et Jason Patric ainsi que de « Smoking Aces » avec Ben Affleck et Andy Garcia -dont la sortie est prévue pour début 2007 normalement-, adaptera « White Jazz ».
L'histoire se déroule dans le Los Angeles des années cinquante, entre flics, minorités et musique jazz. « White jazz » ferme la brèche ouverte par les trois premiers volets, « Le Dahlia Noir », « Le Grand Nulle Part » et «L. A. Confidential ».
Parallèlement Joe Carnahan prépare « Killing Pablo » qui reviendra sur les derniers jours du baron de la drogue Pablo Escobar.
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01/11/2006
De Borat à Bruno...
Le grand Sacha Baron Cohen, humoriste anglais cinglant, qu'on a pu apercevoir en chauffeur de la Madone dans son clip « Music », jouera dans le film « Bruno », pour lequel les studios Universal Pictures ont craché 42 millions de dollars pour en obtenir les droits.
Bruno, tout comme Borat, est un personnage créé par Sacha Baron Cohen qui devrait se manifester sous les traits d'un autrichien gay, fashion victim et icône cathodique pour les jeunes dans son pays.
Bruno est le second personnage créé par Cohen à être adapté sur grand écran. Plus sérieusement, les téléspectateurs pourront le voir aux côtés de Johnny Depp dans le film « Sweeney Todd », du réalisateur Tim Burton. On attend de voir ça avec impatience.
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31/10/2006
Saw 4 prévu pour Halloween 2007
Selon le magazine Entertainment, un quatrième volet de la saga morbide et trash, « Saw », serait prévu pour la fête d'Halloween de 2007. Aucune supplémentaire information n'a été révélée sur ce futur projet.
a en juger les chiffres publiés lundi par la société Exhibitor Relations, le film d'horreur "Saw III" a la main mise sur le box office nord-américain.
Grâce au week-end de la fête de Halloween, le film de a raflé 33,6 millions de dollars obtenus entre vendredi et dimanche aux Etats-Unis et au Canada.
Sorti en 2004 le premier opus "Saw" réalisé par James Wan, avec un budget initial de 1,4 millions de dollars, avait remporté 102 millions de dollars de recettes mondiales. "Saw II » de Darren Lynn Boosman, en 2005, avait tiré le jackpot avec 144 millions de dollars de recettes dans le monde pour 4 millions de budget au départ.
Retrouvez "Saw 3" sur:
www.saw3.com/
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31/10/2006
Jackie Chan & Jet Li, un duo de choc
Les acteurs chinois Jackie Chan et Jet Li, les maîtres des arts martiaux, se partageront pour la première fois de leur carrière, l'affiche d'un film vous l'aurez deviné- de baston, necessitant la modique somme de 70 millions de dollars, financé par Relativity Media et produit par Casey Silver.
Robert Minkoff, qui a fait ses armes chez Disney (« Le Roi Lion », « Stuart Little » et récemment « Le Manoir Hanté et ses 999 fantômes »), sera à la direction tandis que l'expert d'art martial Yuen Woo-Ping (qui avait travaillé sur le film "The Master") se chargera des scènes d'actions.
Jet Li, vu dans « Le Maître d'armes » de Ronny Yu cette année et dans « Danny the dog » de Louis Leterrier avec Morgan Freeman en 2005, interprétera le rôle du légendaire roi singe, tandis que son comparse Jackie Chan, en pleine préparation tournage de « Rush Hour 3 », jouera le moine T'sa-Ho. Le film se basera sur une légende chinoise vieille de 13 siècles, narrant la quête de l'immortalité d'un singe réincarné en homme. L'histoire avait déjà fait l'objet d'une version déjantée, réalisée par Jeff Lau en 1997 avec l'acteur Stephen Cow vu dans « Shaolin Soccer ».
Bien qu'on ne connaisse pas encore le titre du film, le clap de tournage retentira en avril 2007.
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31/10/2006
Reese et Ryan se séparent
L'actrice au nom imprononçable Reese Witherspoon, oscarisée cette année pour son rôle dans « Walk the Line » sur la vie du chanteur Johnny Cash, et son acteur de mari Ryan Philippe, ont décidé de mettre un terme à leur union, selon un communiqué publié sur TMZ.com.
L'actrice âgée de 30 ans figure parmi les comédiennes hollywoodiennes les mieux payées. Elle a rencontré Ryan Philippe 32 ans, sur le plateau de "Sexe intentions" en 1999, remake moderne mais foireux des « Liaisons dangereuses ». Mariés depuis sept ans, ils sont parents de deux enfants, une fille prénommée Ava âgée de 7 ans et un petit garçon, Deacon, de trois ans.
Présent au générique du film « Collision », Ryan Philippe est actuellement à l'affiche du film de guerre de Clint Eastwood "Mémoires de nos pères".
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31/10/2006
Nouveau clap pour Gus Van Sant
Tandis que son premier long-métrage « Mala Noche » datant de 1985 vient de ressortir sur nos écrans, le réalisateur américain le plus atypique de notre époque, Gus Van Sant, se plonge dans le tournage de son prochain film.
Après « Elephant » Palme d'or 2003, « Last days» inspiré du chanteur feu Kurt Cobain et récemment « Paris je t'aime », Van Sant vient de lancer le coup d'envoi de « Paranoid Park » dans sa ville natale de Portland dans l'Oregon. Ce film est une adaptation du roman homonyme sorti en septembre aux USA, de l'écrivain Blake Nelson.
Le film raconte l'histoire d'Alex, jeune skater boy, qui tue accidentellement un vigile sur l'un des spots les plus dangereux de Portland, le Paranoid Park. Gus Van Sant avait lancé le casting sur Internet, ce qui avait déclenché l'enthousiasme de plusieurs milliers de jeunes à Portland. Quatre garçons et deux filles âgés entre 14 et 18 ans, ont été retenus pour les rôles principaux. Le film sera produit par la maison française MK2.
www.myspace.com/paranoidpark
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31/10/2006
Superman rempile pour la sixième fois
Selon le magazine américain « Variety », le plus populaire des super-héros de comics créé en 1938, alias l'homme volant en collants bleus et slip rouge moulant, devrait revenir au cinéma en 2009 pour un sixième volet. Le réalisateur d'ores et déjà pressenti est Bryan Singer, monsieur « Usual Suspects » et « X-Men ».
L'acteur Brandon Routh conservera le rôle principal de Clark Kent, qu'il avait tenu dans "Superman returns", premier film sur Superman depuis 19 ans. Le héros avait été auparavant interprété à quatre reprises par Christopher Reeves, cloué dans un fauteuil roulant après une chute de cheval, et décédé en 2004.
Depuis sa sortie, "Superman returns" a raflé 390 millions de dollars de recettes dans le monde entier.
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30/10/2006
Et de quatre pour Brangelina?
En tournage à Pune en Inde pour le film « A Mighty Heart » du réalisateur Michael Winterbottom revenant sur les derniers jours du journaliste américain Daniel Pearl enlevé au Pakistan puis décapité par une milice de rebelles souverainistes, les deux acteurs Angelina Jolie et Brad Pitt auraient décidé d'agrandir leur petite famille en adoptant un autre enfant d'origine indienne. Rappelons au passage qu'Angelina et Brad sont déjà les fiers parents d'une fratrie composée de l'aîné Maddox 5 ans originaire du Cambodge, de la petite Zahara 22 mois originaire d'Ethiopie, et de leur fille biologique Shiloh Nouvel 5 mois. A part ça ils touchent les allocations... ? |
30/10/2006
Roman Polanski en flic dans ... « Rush Hour 3 »
Lauréat de deux Ours au Festival de Berlin en 1966 pour « Répulsion » et « Cul-de-sac », d'un Golden Globe pour « Chinatow »n en 1977 et sans oublier d'une Palme d'Or et d'un Oscar du meilleur réalisateur pour le film « Le pianiste » en 2002, le cinéaste français d'origine polonaise, Roman Polanski, n'a de cesse de nous surprendre par son choix et son éclectisme. On croirait halluciner mais le réalisateur de 73 ans, jouera bien un flic français dans le prochain film d'action américain de Bret Ratner, « Rush hour 3 ». Autre surprise, l'acteur Yvan Attal aura également son nom au générique, au côté de Jackie Chan et de Chris Tucker. Le tournage débutera en août à Paris et sa sortie est déjà annoncée pour l'été prochain.
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30/10/2006
Sarah Jessica Parker de nouveau dans une comédie romantique
Certaines actrices ont du mal à se réimposer sur grand écran après un passage fort long sur le petit. C'est bien le cas de l'actrice américaine Sarah Jessica Parker qui après avoir interprété le messie au sexe faible des trentenaires bobos et célibataires, la dénommée Carrie Bradshaw dans « Sex & the city », n'enchaîne plus que les comédies roses bonbons, entre quiproquos et scènes d'amour au coucher du soleil. Après la comédie de noël « Esprit de famille » en 2005 et celle romantique « Playboy à saisir » sortie cette année avec le beau Matthew Mcconaughey, la belle enchaîne un troisième film, qui, surprise, sera encore une comédie romantique. Intitulé « Smart people », ce film racontera l'histoire d'un professeur de fac retrouvant l'amour après le décès de son épouse. Ce rôle était d'ailleurs prédestiné à une autre actrice, Rachel Weisz, qui, gageons-le, préfère sûrement pouponner son fils, que courir d'un plateau de tournage à l'autre. Le clap devra retentir le 6 novembre prochain, et réunira outre « SJP», les acteurs Dennis Quaid (vu dans « Le jour d'après » et récemment dans « American Dreamz ») et Thomas Haden Church (vu dans « En eaux troubles » et très prochainement dans « Spider-man 3 »). |
30/10/2006
Un Van Damme chez les Turcs
Notre Belge au jeu de jambes inouï préféré, Jean-Claude Van Damme, se lance tête baissée dans de nouveaux projets quelque peu incroyables.
En effet, l'acteur est en pleine promotion d'un nouveau film turc intitulé « L'Examen », racontant les péripéties de trois étudiants tentés par la tricherie de fins d'études. Jean-claude Van Damme aurait accepté d'y jouer en guest star sans même toucher la moindre Yeni Turk Lirasi (nouvelle livre turque, ndlr)! Le film, qui n'a pas encore déniché de producteur français, est le premier d'une trilogie réalisé par Omer Faruk Sorak dont le premier essai délirant, « G.O.R.A. » en 2004, mélangeait vendeurs de tapis et extraterrestres kidnappeurs.
Mais JJ n'en délaisse pas pour autant les bons films d'actions injectés de bastons et de testostérones, puisqu'en 2007 il sera à l'affiche de « Til Death » de Simon Fellows. Et trop beau pour le croire, il sera également présent au casting de « Le Roi des Belges », produit par Marc Fiszman (« Jean-Philippe ») dans lequel il interprétera son propre rôle. Vous en avez rêvé ?
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30/10/2006
Marie-antoinette a le rock dans la peau
Kirsten Dunst la coqueluche d'Hollywood, sublimée dans "Virgin Suicides" et sacralisée récemment dans "Marie-antoinette" par la réalisatrice la plus en vue du moment, Sofia Coppola, n'aura pas le temps de souffler, trois projets sont d'ores et déjà annoncés: entre le troisième volet de l'homme araignée "Spiderman" fixé au 2 mai 2007, et la prochaine rêverie frenchy signée Michel Gondry intitulée "Be Kind Rewind" au côté de l'acteur Jack Black, la belle blonde devrait incarner une rockstar véritable icône sexuelle des eighties : Debbie Harry, devenue tour à tour stripteaseuse et petite Bunny pour le magazine Playboy, avant d'être la chanteuse sulfureuse du groupe mythique Blondie qu'on connaît. Ce biopic (film sur la vie de personnes célèbres, ndlr) reviendra sur les années de gloire du groupe de 1976 à 1980, entre tubes d'anthologies tels que Call me et Heart of Glass et moments intimes à la Factory d'Andy Warhols, lieu arty new-yorkais en vogue à l'époque. Toutefois, aucun nom de réalisateur ni de studio n'ont été avancés pour ce projet... |
30/10/2006
Hubert Bonisseur de la Bath primé à Tokyo
Après neuf jours de compétition, les Japonais ont finalement succombé à l'humour so frenchy de Michel Hazanavicius, le réalisateur du jouissif "OSS 117, Le Caire nid d'espions", remportant hier le grand prix du Festival international de Tokyo.
Autres grands gagnants : le prix du meilleur metteur en scène a été attribué aux américains Jonathan Dayton et Valerie Faris pour le très réussi film "Little Miss Sunshine", ce road movie délirant, empochant également le prix de la meilleure actrice pour le rôle tenu par Abigail Breslin. Le prix spécial du jury est allé à "Thirteen Princess Trees" du réalisateur chinois Lu Yue.
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30/10/2006
La fille Eastwood passe derrière la caméra
Après Matthieu Kassovitz, Sofia et Roman Coppola, Alexandre Aja et j'en passe, une autre enfant de la balle a décidé de faire quelque chose de sa vie avec la prétention d'avoir plus ou moins de talent : la belle Alison Eastwood, fille du fameux Clint, qui est lui, à l'affiche en ce moment avec son nouveau film "Mémoires de nos pères". Et quoi de plus facile de supplier son paternel pour qu'il réalise votre premier projet ? Après une carrière de mannequin passant par la case Playboy rapidement jetée aux oubliettes au même titre que ses rôles dans "Minuit dans le jardin du bien et du mal" et "Les pleins pouvoirs" réalisés par son père- la relève Eastwood a plutôt intérêt à assurer, car l'héritage cinématographique est lourd à porter sur de si frêles épaules. Son premier film donc, "Rails and Ties" sera un drame psychologique autour de deux familles avec au centre une mère suicidaire. Une adaptation du scénario original écrit par un parfait inconnu dans le milieu, Mike Levy. Au casting on retrouvera par contre de vraies têtes d'affiches : Kevin Bacon et Marcia Gay Harden tous deux vus dans le remarquable "Mystic River" de... Clint Eastwood. Quand on vous dit que le cinéma est une grande famille...
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30/10/2006
Décès de Tina Aumont
L'actrice Tina Aumont d'origine franco-américaine, fille des comédiens Jean-Pierre Aumont et Maria Montez, est décédée samedi d'une embolie pulmonaire à l'âge de 60 ans.
De son vrai nom Christina Aumont, elle avait débuté sa carrière de comédienne dans "Modesty Blaise" de Joseph Losey en 1966, sous le nom de Tina Marquand, après son mariage avec l'acteur et réalisateur français Christian Marquand.
Après un passage par la case Hollywood, elle se réfugie dans le cinéma italien et éclaira de son charme et de sa sensualité de nombreux films tels que "Metello" de Mauro Bolognini en 1970 et six ans plus tard, en 1976, "Cadavres exquis" de Francesco Rossi et sans oublier le magnifique "Casanova" de Federico Fellini.
Tina Aumont a tout au long de sa carrière marqué son penchant pour l'éclectisme, en passant par le film fantastique « Le secret d'une vie » d'Alexandre Whitelaw, à l'épouvante « Les deux orphelines vampires » de Jean Rollin, et, sans transition, du documentaire « Nico Icon » de Susanne Ofteringer, au polar avec « La bande du Rex » de Jean-henri Meunier.
Nombreux furent ses partenaires sur le grand écran, Donald Sutherland, Bob Dylan et Klaus Klinski, pour ne citer qu'eux.
Elle a tiré sa révérence au 7e art samedi matin dans les Pyrénées-Orientales, où elle vivait et sera inhumée au cimetière du Montparnasse à Paris dans les jours à venir.
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28/10/2006
La Cinémathèque rend hommage au cinéma expressionniste allemand
Pour fêter ses 70 ans en grandes pompes, la Cinémathèque française a ouvert ses portes depuis le 26 octobre aux chefs-d'Suvre du cinéma expressionniste allemand. Pour la première fois, sont révélées au grand public quelques 150 pièces uniques de la collection privée de l'institution. Les visiteurs peuvent ainsi apprécier les dessins originaux, les éléments de décors et bien évidemment (re)découvrir les films cultes tels que "Faust", "Caligari", "L'Ange bleu" et "Metropolis", réalisés par les maîtres du septième art muet allemand. Une rétrospective intégrale des films de Friedrich Wilhem Murnau, ou encore des ciné-concerts et ciné-mix événements seront organisés jusqu'au 22 janvier prochain à la Cinémathèque. Pour plus d'informations : www.cinematheque.fr |
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